Le syndrome du choc toxique

Qu'est ce que le Syndrome du Choc Toxique (SCT) ?

 

Le syndrome du choc toxique est une infection causée par une souche de staphylocoque doré qui produit une toxine particulièrement agressive, appelée TSST-1. 

Les toxines une fois dans l’organisme se propagent par voie sanguine et s’attaque a plusieurs organes comme par exemple le foie, les poumons ou les reins.

La personne atteinte du SCT se trouve dans un état d’extrême faiblesse.

Quand une femme a ses règles, une utilisation récurrente des cups menstruelles ou de tampons peuvent parfois entraîner la stagnation du sang dans le vagin et créer un « nid » à bactéries ce qui favorise leurs proliférations, en bref, il se mélange avec le sang.

Pour qu’une femme court le risque du STC, il faut donc d’abord qu’elle soit porteuse du staphylocoque doré producteur de la toxine TSST-1 : sachant que cette souche est présente naturellement dans le vagin de 4% des femmes, et que parmi ces 4 %, seule une femme sur dix ne dispose d’aucun anticorps pour l’éliminer, ce sont donc 0,4 % des femmes qui sont à risque.


 

 

 

 

Symptomes du syndrome du choc toxique

 

Les symptômes du syndrome du choc toxique peuvent être confondus avec ceux de la grippe. Des spécialistes estiment même que certaines femmes sont mal diagnostiquées, mais les risques sont suffisamment graves pour les pousser à demander une meilleure formation des médecins sur la question.

Quoi qu’il en soit, la progression rapide du mal nécessite des soins d’urgence, qui se heurtent malheureusement aujourd’hui encore à des erreurs ou des retards de diagnostic. Dans les cas extrêmes, le choc toxique peut alors conduire à l’amputation d’un membre ou au décès. 

 

Les symptômes du syndrome du choc toxique apparaissent soudainement. Parmi ceux-ci, on retrouve :

  • De la confusion ;
  • Une fatigue ou faiblesse extrême ;
  • Une fièvre élevée de 39 °C à 40,5 °C (102 °F à 105 °F) ;
  • Des maux de tête ;
  • Une rougeur de l’œil ;
  • Une diarrhée aiguë ;
  • Des maux de gorge ;
  • Des vomissements ;
  • Une éruption cutanée étendue qui s'accompagne de rougeurs.

 

Dans les cas graves, les symptômes deviennent rapidement plus prononcés au cours des 24 à 48 premières heures. D'énormes quantités de liquides et de minéraux essentiels pénètrent dans les tissus, ce qui entraîne leur perte pour les organes vitaux. L'irrigation sanguine diminue et la pression artérielle s'abaisse, ce qui peut provoquer une perte de conscience et peut-être un coma. Des problèmes respiratoires peuvent se produire et il se peut que le sang et les organes ne reçoivent pas suffisamment d'oxygène.

Plusieurs organes sont gravement menacés par le poison bactérien. Les muscles, les reins, le foie, le cœur et les poumons peuvent être endommagés par l'infection, mais ils peuvent se rétablir avec un traitement.

Les spécialistes estiment qu'un grand nombre de cas légers du syndrome du choc toxique reliés à l'utilisation de tampons ne sont pas signalés ou sont confondus avec d'autres pathologies comme la grippe et la gastro-entérite, car ils n'évoluent pas suffisamment pour présenter les symptômes graves énoncés ci-dessus.

COMMENT PRÉVENIR LE SYNDROME DU CHOC TOXIQUE ? 

 

Le 20 janvier 2020, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié un rapport concernant la sécurité des protections hygiéniques, qui comporte un certain nombre de recommandations visant à limiter les risques de choc toxique :

  • Bien se laver les mains avant et après l’insertion de protection hygiénique interne,
  • Ne pas garder de protection intravaginale la nuit (privilégiez les protections comme les culottes et serviettes hygiéniques),
  • Changer le tampon ou vider la coupe menstruelle toutes les 4 à 6h selon vos flux,
  • Privilégier les tampons bio (sans dioxines ni furanes chlorés) dont les phases de blanchiment sont réalisées sans agents chlorés mais plutôt avec des techniques alternatives comme l’utilisation de dioxygène et de peroxyde d’hydrogène,
  • Respecter les recommandations d’utilisation des industriels, en particulier, celles sur la durée de port des tampons et des coupes, le port d’un tampon uniquement pendant les règles et l’utilisation de tampons ayant le plus faible pouvoir absorbant nécessaire par rapport à l’abondance des règles, afin d’éviter le port de la protection au-delà du temps recommandé.

 

Eviter le syndrome du choc toxique en utilisant les culottes menstruelles Eve and Co 

 

 

 

Nos culottes menstruelles Eve and Co sont certifiées coton 100% bio utilisant ainsi des matières de qualité pour vous offrir un confort inégalable tout en aérant au maximum la protection hygiénique, à la différence de tampons ou cup. L’intérêt des culottes menstruelles est donc qu’il va y avoir un écoulement du sang et donc pas de conditions favorables au développement de ce syndrome du choc toxique.

Toutefois, même une culotte menstruelle doit être lavée toutes les 12 heures maximum. On la prélave avec de l’eau claire puis on la met dans le reste du linge à 30° ou 40° en machine. Pour en savoir plus c’est ici ! C’est très important de la changer également tous les jours et de ne pas cumuler l’utilisation de culottes menstruelles sur plusieurs jours, puisque le sang qui stagne dans la culotte peut aussi être responsable d’infections.

Traitement 

Les personnes qui souffrent d'un syndrome du choc toxique ont besoin de soins intensifs immédiats. Les tampons et les diaphragmes doivent être retirés du vagin. Le traitement consiste avant tout à remplacer les liquides perdus, par voie orale ou intraveineuse, à l'aide d'un mélange spécial de liquides et d'électrolytes essentiels pour le corps (par ex. le sodium, le potassium). Certaines personnes peuvent avoir besoin d'un appareil appelé ventilateur pour assister leur respiration. Il est possible qu'on doive administrer des médicaments pour élever la pression artérielle.

Pour finir, n’oubliez pas de changer régulièrement vos protections hygiéniques pour réduire considérablement les risques d’avoir le syndrome du choc toxique. Si un doute persiste, contactez le plus rapidement possible votre médecin traitant qui pourra vous apporter des réponses. 

 

 


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