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Lutte contre la précarité menstruelle : Eve and co s'engage sur le terrain étudiant

Lutte contre la précarité menstruelle : Eve and co s'engage sur le terrain étudiant

6 000 culottes menstruelles offertes aux associations

Voici quelques semaines, Eve and co a fait don de 6 000 culottes destinées à lutter contre la précarité menstruelle en milieu étudiant. Engagée de longue date pour briser le tabou des règles, Marie-Justine Hosin, co-fondatrice d'Eve and co, revient sur cette opération de solidarité organisée en partenariat avec plusieurs associations. Elle commente également les résultats du sondage mené du 18 avril au 13 mai auprès de plus de 2 000 étudiant.e.s du réseau Eve and co, enquête qui montre une forte attente en matière de mise à disposition de protections hygiéniques gratuites pour lutter, dès le collège, contre la précarité menstruelle.

Comment s'est organisée cette opération de don aux étudiant.e.s en situation de précarité menstruelle ? 

Marie-Justine : Eve and co a commandé l'an dernier un sondage à l' Ifop sur la précarité menstruelle en France dont les résultats ont confirmé l'ampleur du phénomène, notamment auprès des plus jeunes. J'y suis particulièrement sensible parce que j'étais moi-même étudiante il n'y a pas si longtemps, et que j'ai été confrontée à la précarité menstruelle au travers d'amies qui la subissaient. Que des étudiantes puissent se priver de manger, ou devoir faire des choix, pour s'acheter des protections hygiéniques est tout simplement révoltant. C'est pourquoi nous avons souhaité faire un premier don de 6 000 culottes menstruelles. Pour nous assurer de la pleine efficacité de notre action, nous avons noué un partenariat avec la FAGE, première association étudiante de France, avec l'ANESF, l'association nationale des étudiant.e.s sages-femmes, et avec Règles Élémentaires, première association française de lutte contre la précarité menstruelle. Nous avons longuement échangé pour bâtir ce projet et avons décidé de distribuer les culottes dans différentes AGORAé, lieux d'échanges et de solidarité initiés par la FAGE où sont également installées des épiceries solidaires. 


Marie justine la fondatrice d'eve and co

Concrètement, comment cela s'est-il déroulé ? 

Marie-Justine : Cela a été une période très riche en émotion, en humanité, à laquelle a participé toute l'équipe Eve and co. Nous nous sommes déplacés trois jours durant avec notre camionnette dans cinq villes pour distribuer les culottes dans les AGORAé. Nous avons ainsi pu rencontrer les responsables de ces épiceries solidaires, voir comment elles fonctionnent, discuter avec celles et ceux qui s'en occupent comme avec celles et ceux qui s'y rendent. Parfois quand on fait un don, on ne sait pas vraiment à qui il va profiter, ce qu'il en advient. Là, en allant sur le terrain, nous avons eu la chance de rencontrer les personnes qui vont bénéficier de nos culottes, de mesurer l'utilité de notre démarche et son impact. C'était très chouette. Grâce aux associations étudiantes avec lesquelles nous avons monté ce projet, j'ai pu assister à un atelier de sensibilisation à la santé menstruelle et mettre en avant les avantages de la culotte, comment bien l'utiliser au quotidien. Cela a donné lieu a des échanges très forts et m'a vraiment motivée à continuer dans cette voie pour répondre concrètement à la précarité menstruelle. 

Envisagez-vous de renouveler ce type d'action ?

Marie-Justine : Oui, tout à fait. Dans l'avenir Eve and co va poursuivre son engagement auprès des associations étudiantes. Originaire de Picardie, je pense notamment à l'AGORAé d'Amiens avec laquelle je vais rester en contact pour imaginer des choses et voir ce que l'on peut mettre en place. Nous allons également continuer, comme nous le faisons déjà, à fournir des culottes menstruelles à l'international, dans des pays où l'accès aux protections hygiéniques est très compliqué et où les femmes rencontrent de grandes difficultés lorsqu'elles ont leurs règles. 

Que retenez-vous du sondage mené par Eve and co auprès de plus de 2 000 étudiant.e.s ? 

Marie-Justine : Un chiffre m'étonne, mais sans vraiment m'étonner finalement, celui des 30% d'étudiant.e.s qui se disent gênées ou ont eu honte en utilisant un distributeur de protections hygiéniques. Les règles sont encore tabou, la précarité en est un autre, et il faut absolument briser ces tabous qui n'ont pas lieu d'être. Je remarque aussi qu'une forte proportion d'étudiant.e.s ne connaissent pas les distributeurs installés dans les universités, soit parce qu'il n'y en a pas dans la leur, soit par manque de communication. Je suis allée dans une université qui en était équipée et j'ai été agréablement surprise par l'esthétique du distributeur et par la qualité de la composition des produits qui y sont fournis. Ce n'est pas du bas de gamme et c'est tant mieux. Maintenant, il faudrait réellement que toutes les universités en soient dotées, que leur réapprovisionnement soit régulier et qu'une large communication soit faite sur ce dispositif.


Camion de la marque eve and co

On voit qu'il y a également une très large approbation  pour l'installation de distributeurs dans les établissements d'enseignement secondaire. Qu'en pensez-vous ?

Marie-Justine : J'y suis pour ma part plus que favorable. La précarité menstruelle existe aussi au collège et au lycée, à des âges où il est peut-être encore plus difficile d'en parler. Ce serait vraiment génial que les collégiennes et lycéennes aient, elles aussi, accès à des protections gratuites. J'espère que c'est une idée qui va faire son chemin. En tous les cas, Eve and co continuera de faire du bruit pour faire évoluer les mentalités autour des règles, et bien sûr de la grande injustice que représente la précarité menstruelle. 

 

sondage sur la précarité menstruelle 

 sondage sur la précarité menstruelle suite


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